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Veille RSE : édition de janvier 2026
Publié le 3 February 2026
Janvier 2026 : poursuite des engagements RSE, pression réglementaire accrue et nouveaux leviers d’action climatique
Le mois de janvier 2026 confirme que la RSE n’est plus un sujet périphérique, mais un pilier structurant des stratégies d’entreprise. Si les débats autour de l’assouplissement réglementaire européen persistent, les dynamiques de fond restent solides : attentes sociales accrues, intensification du reporting ESG dans les chaînes de valeur, nouveaux outils de mesure climatique et intégration progressive de la performance RSE dans les décisions. C’est parti !
RSE & Règlementaire : accélération et diffusion des exigences ESG

Les entreprises françaises maintiennent le cap
Une enquête Ipsos nous montre que, malgré les incertitudes économiques et les débats réglementaires européens, une large majorité d’entreprises françaises souhaitent poursuivre leurs engagements RSE. Cette dynamique s’explique par un changement de perception profond : la RSE n’est plus envisagée comme une contrainte externe, mais comme un outil de pilotage et de sécurisation. Elle permet aux entreprises d’anticiper les risques climatiques, sociaux et réputationnels, tout en renforçant leur crédibilité auprès des clients, partenaires et investisseurs.
Au-delà de la gestion des risques, la RSE s’affirme également comme un levier de différenciation concurrentielle. Dans un contexte de tensions sur les ressources, les talents et les marchés, elle contribue à structurer des stratégies plus résilientes et mieux alignées avec les attentes des parties prenantes.
Source : novethic
Plastique recyclé : une incitation économique à l’économie circulaire
À partir du 1er janvier 2026, plusieurs filières industrielles comme celle du jouet, de l’électronique, du bricolage ou encore du sport bénéficient d’une prime financière pour chaque tonne de plastique recyclé utilisée dans leurs produits. La prime est financée par les contributions des entreprises qui continuent d’utiliser du plastique vierge. Autrement dit, le système crée un rééquilibrage économique au sein des filières, en rendant le plastique recyclé plus compétitif.
L’objectif est double :
- Inciter concrètement à l’incorporation de matière recyclée, en compensant les surcoûts encore existants.
Sécuriser et soutenir les investissements industriels nécessaires au développement des capacités de recyclage (collecte, tri, transformation).
Source : ecologie.gouv
VSME : le reporting s’impose progressivement aux PME
Alors que la CSRD cible prioritairement les grandes entreprises, le standard VSME (« Voluntary Sustainability Reporting Standard for non-listed SMEs ») gagne du terrain auprès des PME. De plus en plus de TPE et PME s’approprient le standard VSME, non par obligation réglementaire directe, mais volontairement, sous l’effet d’une pression croissante de leur écosystème.
Clients grands comptes, investisseurs et établissements financiers attendent désormais des données ESG structurées, comparables et fiables. Le reporting devient ainsi un langage commun dans les relations B2B, utilisé pour évaluer la maturité et la crédibilité des entreprises. Un bel outil stratégique pour sécuriser l’accès au marché, renforcer la confiance des parties prenantes et anticiper les exigences réglementaires.
Source : novethic
ESG : une régulation qui s’internationalise à grande vitesse
Dans son ESG Regulations Round-Up #14 du 15 janvier 2026, EcoVadis met en évidence une accélération et une internationalisation des cadres réglementaires ESG qui auront un impact sur les entreprises :
- Omnibus environnemental européen : l’accord sur le paquet “Omnibus” a clarifié les modifications de la CSRD et de la CSDDD. Cela signifie une réduction du périmètre d’application, la suppression de certaines obligations structurantes (plans de transition climatique, responsabilité civile européenne) et une réduction du champ des activités couvertes par la taxonomie, notamment via l’exclusion de l’élevage bovin et de l’aquaculture des critères de reporting sur l’énergie et les matières premières.
- Ajustement carbone aux frontières : le CBAM est entrée en vigueur le 1 janvier 2026 et la commission européenne propose également d’étendre le Scope afin d’inclure certains produits à forte intensité d’acier et d’aluminium, tels que les équipements industriels et les appareils électroménagers.
- Reporting sur les émissions GES dans l’état de New York : les sites qui émettent plus de 10 000 tCO2e doivent le reporter au Department of Environmental Conservation (DEC). Quant aux sites qui émettent plus de 25 000 tCO2e, ils doivent faire auditer leurs données (entrée en vigueur le 1er juin 2027 sur les données 2026).
- La Chine publie sa norme de reporting ESG volontaire : un nouveau standard volontaire qui inclut une analyse de double matérialité et est centrée autour de 4 piliers – la gouvernance, la stratégie, la gestion des risques et les indicateurs et objectifs.
Si ces évolutions apportent davantage de sécurité juridique et de lisibilité pour les entreprises, elles soulèvent également un risque de perte de transparence, en particulier sur des secteurs à forts impacts climatiques et biodiversité, renforçant ainsi les inquiétudes des investisseurs et des ONG quant à la capacité du cadre européen à suivre de manière exhaustive les trajectoires de transition.
Source : LinkedIn – ESG Regulations Round-Up
La RSE comme critère d’achat
Le fait que le badge EcoVadis devienne un critère de recherche sur Amazon Business marque une étape clé dans l’intégration de la RSE aux décisions d’achat B2B. Concrètement, les vendeurs présents sur Amazon Business (incluant notamment la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni) peuvent désormais afficher leurs médailles EcoVadis directement sur leurs pages produits. Les acheteurs B2B peuvent ensuite filtrer les résultats de recherche pour privilégier les fournisseurs avec des profils évalués.
Une demande croissante des acheteurs professionnels pour davantage de transparence et de sourcing durable. La performance ESG ne se limite plus à un enjeu de réputation ou de conformité : elle influence directement la visibilité commerciale et la compétitivité des entreprises sur les plateformes B2B.
Source : EcoVadis
Social : QVT et attentes renforcées des salariés

L’importance de la qualité de vie au travail en 2026
Le baromètre QVT 2026 de Great Place To Work, réalisé auprès de plus de 4 200 salariés français en décembre 2025, met en lumière des attentes sociales toujours plus fortes vis-à-vis des employeurs. Les résultats confirment que la qualité de vie et des conditions de travail, la santé mentale, le sens du travail et l’équité restent au cœur des préoccupations des salariés.
Plusieurs enseignements ressortent :
- La santé mentale demeure un sujet critique : plus de 1 salarié sur 4 estime que son travail affecte négativement sa santé mentale et 41% déclarent avoir déjà connu un épisode de burn-out.
- 26% des salariés français estiment que leur activité professionnelle au quotidien affecte leur santé mentale « négativement » ou « très négativement ».
- La RSE est perçue comme un levier d’engagement : plus de la moitié des salariés se sentent concernés par la démarche RSE de leur entreprise. Mais 33% des salariés estiment également que leur entreprise ne met en place aucune action concrète de prévention et de soutien sur le sujet de la santé mentale…
- Les attentes en matière d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, d’autonomie et de reconnaissance progressent fortement, tout comme l’intérêt pour de nouvelles organisations du travail comme le télétravail, la semaine de 4 jours…
Source : Great Place To Work
Climat : mesurer l’impact et renforcer la gouvernance climatique

Publicité et climat : un scoring carbone inédit
France TV Publicité annonce un partenariat avec Carbone 4 pour lancer un scoring carbone des publicités télévisées. L’objectif est d’évaluer la “performance carbone” des produits promus auprès de millions de téléspectateurs, sur la base de la méthodologie SCAP (Score de Compatibilité avec les Accords de Paris).
Appliqué au secteur publicitaire, ce score vise à rendre visibles les impacts indirects de la communication commerciale sur les comportements de consommation et, in fine, sur les émissions de gaz à effet de serre. Cette initiative ouvre la voie à une responsabilisation accrue des annonceurs. Dans un premier temps, 3 secteurs sont couverts :
- La mobilité
- L’alimentation
- L’énergie
Source : francetvpub
Les enjeux clés des AG du CAC40 en 2026
Les assemblées générales 2026 des entreprises du CAC40 seront marquées par une convergence de sujets ESG : climat, intelligence artificielle et gouvernance. Les actionnaires attendent des entreprises qu’elles démontrent la crédibilité de leurs plans de transition climatique, notamment à travers des indicateurs mesurables, des investissements alignés et une gouvernance claire.
L’IA s’impose comme un nouveau sujet de vigilance ESG, à la croisée des enjeux environnementaux (sobriété numérique), sociaux (emploi, compétences) et éthiques.
Enfin, les questions de succession des dirigeants et de gouvernance responsable prennent une importance croissante, dans un contexte où la stabilité et la vision long terme sont perçues comme des facteurs clés de résilience.
Source : novethic
Les énergies renouvelables en tête
En 2025, pour la 1ère fois dans l’Union européenne, l’électricité produite à partir de l’éolien et du solaire a dépassé celle issue des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole), un tournant majeur de la transition énergétique européenne.
Les données clés :
- 30% de l’électricité de l’UE en 2025 provenait du solaire et de l’éolien combinés, contre 29% pour les sources fossiles.
- Le solaire a été un moteur de cette croissance, avec une augmentation de plus de 20% de sa production, atteignant environ 13% du mix.
- L’éolien a fourni près de 17%, dépassant même la production à partir du gaz dans plusieurs pays.
Cette évolution s’est produite malgré des conditions météorologiques défavorables pour certaines sources renouvelables, moins de vent, baisse de l’hydroélectricité.
L’Europe marque donc une étape importante, mais n’oublions pas que la Chine continue d’investir massivement dans les renouvelables et que ses émissions ont également baissé.
Source : le monde
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- Marine BAILLY
- Consultante RSE
Responsable formations
