Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Veille RSE : édition de mai 2026
Mai 2026 : quand simplifier ne veut pas dire se désengager
L’Union Européenne simplifie, le gouvernement réforme, les seuils reculent. Sur le papier, les entreprises n’ont jamais eu autant de raisons de souffler sur leurs obligations RSE. Sur le terrain, c’est une autre histoire : les normes se renforcent, les risques physiques s’invitent dans le droit du travail et les entreprises qui ont arrêté de compter sur la contrainte réglementaire pour avancer sont celles qui s’en sortent le mieux. Passage en revue de ce qui a changé, et de ce que ça implique concrètement.
Climat : chaleurs étouffantes et exigences de preuve

Fortes chaleurs : le rôle de votre employeur
En ces jours caniculaires précoces, on rappelle que la loi oblige les employeurs à mettre en œuvre un certain nombre de mesures en cas de fortes chaleurs et que certains secteurs et travailleurs sont particulièrement à risque. Dans un contexte de multiplication des épisodes caniculaires, la question n’est plus théorique, l’obligation de résultat de l’employeur en matière de santé et sécurité au travail (article L. 4121-1 du Code du travail) s’applique pleinement aux risques thermiques :
- Évaluation des risques dans le document unique (DUERP)
- Aménagement des horaires de travail
- Mise à disposition d’eau fraîche
- Vigilance renforcée pour les travailleurs outdoor ou en entrepôts
Pour les entreprises, les bonnes conditions de travail et la santé/sécurité sont des sujets majeurs, mais aussi un critère de plus en plus scruté dans les audits RSE. Anticiper un plan canicule documenté, c’est à la fois une obligation légale et un levier différenciant.
Source : Carenews
ISO 14001 : place aux résultats mesurables
La prochaine révision de la norme ISO 14001, attendue en 2026, marque un tournant significatif dans ce que les auditeurs attendent des entreprises certifiées. Fini le temps où une politique environnementale bien rédigée suffisait à décrocher ou maintenir la certification : les organisations devront désormais démontrer des progrès mesurables et une vraie stratégie d’amélioration continue lors des audits.
La révision intègre également une approche par analyse de cycle de vie (ACV) et une exigence accrue sur le Scope 3 (les émissions indirectes liées à la chaîne de valeur). Pour les entreprises certifiées ou en cours de certification, cela implique de revoir leur système de management environnemental en profondeur : indicateurs de suivi, données fournisseurs, traçabilité amont. Pour celles qui utilisent ISO 14001 comme levier EcoVadis ou réponse aux appels d’offres, l’enjeu est de taille car la certification perdra de sa valeur si elle n’est pas adossée à une stratégie carbone réelle.
Source : Novethic
Règlementaire : simplification en trompe-l’oeil

La VSME officialisée : changement de nom, pas d’ambition
Le 6 mai 2026, la norme de reporting volontaire VSME a été officialisée par la Commission européenne et ce standard, pour les PME non cotées, jusqu’ici connu sous l’acronyme VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for non-listed SMEs) est officiellement rebaptisé Voluntary Standard (VS).
Une évolution sémantique qui s’accompagne d’une notion nouvelle : le Value Chain Cap, qui plafonne les informations que les grandes entreprises peuvent demander à leurs fournisseurs PME dans le cadre de leur propre reporting CSRD. Concrètement, ce mécanisme vise à protéger les PME d’une inflation de demandes ESG de la part de leurs donneurs d’ordres, en définissant un socle maximal d’informations exigibles. Pour les PME, c’est une opportunité de structurer une réponse standardisée, reconnue et de ne pas multiplier les formats. Pour les grandes entreprises, cela impose de revoir leurs questionnaires fournisseurs à l’aune de ce plafond.
Sources : Commission Européenne, Portail RSE
L’ADEME dans la tourmente : une réforme qui divise
Le conseil d’administration de l’ADEME a organisé une réunion extraordinaire (une première depuis la création de l’établissement public en 1990) pour afficher officiellement son opposition à une réforme portée par le gouvernement. À l’origine de cette crise : l’article 7 du projet de loi visant à renforcer l’État local, qui prévoit un rapprochement entre les agents régionaux de l’ADEME et les Directions régionales de l’environnement (Dreal), placées sous l’autorité des préfets.
L’agence doit distribuer 2,6 milliards d’euros de subventions en 2026 pour la transition écologique, avec un budget de fonctionnement de 136 millions d’euros. Les dispositifs financés par l’ADEME comme le Diag Décarbon’Action, Bilan Carbone ou autres accompagnements à la transition pourraient en subir les conséquences…
Source : Vert
Transports : un projet de loi-cadre en route
Le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi-cadre relatif au développement des transports, transmis ensuite à l’Assemblée nationale. Ce texte, qui vise à structurer la politique nationale des mobilités pour les prochaines années, aura des implications directes pour les entreprises sur leurs émissions de Scope 3 (déplacements professionnels, logistique) et leurs politiques de mobilité durable. C’est également un levier potentiel pour les plans de déplacement entreprise (PDE) et les engagements liés à la trajectoire SBTi ou au Bilan Carbone. À suivre de près lors du passage à l’Assemblée.
Source : Sénat
L’UE taille dans ses propres règlements
Après les Omnibus, la Commission européenne a annoncé une nouvelle vague de simplification réglementaire touchant des textes structurants : le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), le règlement REACH sur les substances chimiques, le règlement anti-déforestation (EUDR) et le règlement sur la restauration de la nature. La Commission entend également intégrer le principe de « simplicité by design » au cœur de ses procédures législatives (« des délais, phases de test et mises en œuvre progressives seront systématiquement prises en compte lors de la proposition de nouvelles lois »). Un mouvement à double tranchant : d’un côté, des obligations potentiellement allégées à court terme pour les entreprise et de l’autre, une instabilité normative qui rend l’anticipation plus complexe.
Source : Novethic
Retour d’expérience d’un alignement CSRD volontaire
La SACVL (société d’économie mixte lyonnaise gérant environ 9000 logements) s’est engagée dans une démarche CSRD et, après sa sortie du périmètre obligatoire via la directive Omnibus, a choisi de maintenir un reporting volontaire en renforçant sa stratégie RSE. Le témoignage de Céline Boiron, responsable RSE, est éloquent : la CSRD a forcé une structuration interne, une gouvernance des données et une vision stratégique qui n’existaient pas auparavant.
C’est exactement ce que l’on observe sur le terrain avec nos clients : l’exercice de double matérialité, même volontaire, crée une dynamique de pilotage durable que les entreprises ne veulent plus abandonner une fois engagées. La conformité réglementaire peut être le déclencheur, mais c’est la valeur ajoutée qui prouve et fidélise.
Source : Carenews / Goodwill Management
Social : écarts entre obligations et réalité

Handicap en entreprise : le compte n’y est toujours pas
21 ans après l’obligation légale d’employer 6% de travailleurs handicapés, la moyenne nationale n’atteint que 4%. Malgré des discriminations persistantes et un taux de chômage de 12% pour les personnes en situation de handicap, certaines entreprises s’engagent, notamment via le Manifeste Inclusion. Les experts rappellent l’importance des référents handicap, de la sensibilisation et du changement de culture d’entreprise pour améliorer le recrutement et le maintien dans l’emploi. Pour les entreprises soumises à l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), ce chiffre se traduit aussi en contribution financière à l’Agefiph, un coût évitable.
Source : Carenews
Ils nous font confiance
Nous accompagnons chaque année plus de 70 entreprises dans la structuration et l'évaluation de leur démarche RSE.












