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Omnibus et CSRD : ce qui change en 2026
Publié le 13 janvier 2026
Depuis les années fastes des mouvements en faveur de la transition socio-environnementale, les reculs réglementaires (appelés Omnibus) s’enchaînent, souvent justifiés par une surcharge administrative ou une atteinte à la compétitivité des entreprises européennes face à leurs concurrentes américaines ou chinoises. Après plusieurs mois de négociations et d’aller retours entre le parlement et la commission, l’avenir de la CSRD se précise.
Précisions : qu’est-ce qu’une loi Omnibus ?
Selon la législation européenne, une loi dite « Omnibus » va contenir plusieurs modifications et révisions d’un ou plusieurs textes législatifs déjà existants. Elle peut résulter d’une volonté de simplifier, d’harmoniser ou simplement d’adapter les textes européens afin qu’ils répondent de manière plus ajustée aux besoins spécifiques des États membres, tout en réduisant la complexité administrative.
Objectifs de la loi Omnibus pour la durabilité européenne
En l’occurrence, la loi Omnibus adoptée le 16 décembre 2025 par le Parlement Européen, propose de réviser les obligations des entreprises en matière de :
- Reporting sur la durabilité des entreprises (CSRD)
- Contrôle de la chaîne de valeur par le devoir de vigilance (CSDDD).
- Importation de matière premières fortement émettrices non européenne, via une taxe carbone (MACF)
- Identification des activités durables permettant de guider les investisseurs vers des investissements verts (taxonomie verte)
Le fond de la directive doit être précisé par acte délégué d’ici juin 2026 mais c’est tout un pan du Pacte Vert, prévoyant la neutralité carbone d’ici à 2050, qui est visé

1. Les principales évolutions apportées par Omnibus pour la CSRD
Jugée trop complexe pour les entreprises, la CSRD subit une simplification massive. Voyons finalement, quels sont les points retenus par les différentes parties au sujet de la CSRD :
Diminution du périmètre
Avec des entreprises pesant plus de 450 millions d’euros de chiffre d’affaires net et plus de 1000 salariés, la loi Omnibus entaille de 80% le périmètre d’application originel qui devait s’établir sur plus de 50 000 entreprises européennes, et entreprises faisant affaires en Europe.
Réduction de la quantité de données à reporter
Là encore, la réduction attendue est drastique (environ 60% de points de données à reporter en moins), avec une visibilité plus claire pour les acteurs au moment de la publication de l’acte délégué en juin 2026, qui présentera notamment les ESRS « set 2 ».
Exceptions pour les holdings financières
Les holdings financières pourront poser une option et se soustraire à la production d’un rapport consolidé, quand celles-ci ne s’impliquent pas de manière directe ou indirecte dans la gestion des filiales.
Nouvelle temporalité d’application
Le système « Stop-the-clock » visant à décaler les échéances de toutes les vagues de 2 ans a été validée.
La vague 1 (concernée par les seuils ci-dessus) devant publier initialement pour 2026, pourra le faire de manière volontaire en 2027 et de manière obligatoire en 2028.
Les seuils seront ensuite révisés en 2031 pour intégrer progressivement de nouvelles entreprises, avec notamment des dispositifs de publication allégés.
Le cas spécifique des sociétés-mères de pays tiers :
Une publication des éléments de durabilité des entreprises étrangères faisant affaires en Europe est maintenue, mais avec des seuils révisés.
Ce sont les entreprises étrangères qui :
- Effectuent 450 millions d’euros de chiffre d’affaires net au sein de l’UE ;
ET
- Qui ont une filiale ou une succursale au sein de l’UE réalisant elle-même un chiffre d’affaires supérieur à 200 millions d’euros net.
En résumé :
| Éléments clés | Ce qu’il faut retenir |
| Seuils d’application | Entreprises : > 450 M€ de CA net > 1 000 salariés |
| Calendrier UE | Vague 1 à partir de 2028 (rapport sur l’exercice 2027) |
| Holdings financières | Option de non-publication du rapport consolidé sous conditions. |
| Révision des seuils | Réexamen prévu d’ici avril 2031, avec possibilité de régime simplifié |
| Groupes de pays tiers | Reporting requis dès 2029 si CA UE > 450 M€ et filiale ou branche UE > 200 M€ de CA |
| Value chain cap et entreprises protégées (<1000 salariés) | Limitation des informations exigibles auprès des entreprises de la chaîne de valeur dites protégées |
| Audit | Assurance limitée maintenue, pas d’assurance raisonnable prévue* |
| Portail européen | Création d’un portail UE avec lignes directrices, modèles et référentiels CSRD |
* Une mission d’assurance limitée offre une conclusion négative : l’auditeur déclare n’avoir identifié aucun élément remettant en cause la fiabilité des données, sur la base de procédures ciblées. À l’inverse, une mission d’assurance raisonnable fournit une conclusion positive et affirmative, attestant que les informations sont conformes aux normes applicables, grâce à des vérifications approfondies.
3. Impact pour les TPE/PME de la chaîne de valeur des entreprises concernées par la CSRD
À partir de 2027, les grandes entreprises soumises à la CSRD ne pourront plus exiger de leurs fournisseurs ou partenaires de la chaîne de valeur (notamment les TPE/PME) des données RSE plus étendues que celles définies par la directive VSME.
Deux concepts en émanent.
Le « value chain cap » qui limite les informations demandées pour éviter une surcharge administrative disproportionnée sur les petites structures.
Et la notion d’ « entreprise protégée » qui offre un cadre juridique qui sécurisant les TPE/PME contre des exigences dépassant le périmètre réglementaire.
En somme, les grandes entreprises ne pourront plus exiger plus que la norme VSME sauf si :
- Les données sont échangées volontairement, au sein d’un secteur par exemple.
- La demande s’effectue dans un cadre légal (issu de la CSDDD sur le devoir de vigilance par exemple).
Pour faciliter cette transition, la Commission européenne lancera un portail dédié le 1er juillet 2027, conçu pour accompagner les entreprises dans la mise en conformité et l’optimisation de leurs pratiques.
4. Se préparer à l’exercice et opter pour le standard VSME
Nous attendons d’ici juin 2026, les modifications du standard VSME, applicable aux entreprises concernées par les anciennes vagues 2 et 3, qui servira à effectuer le reporting de durabilité de manière volontaire. En attendant, le standard VSME actuel reste pertinent.
En répondant aux attentes sociétales croissantes, ce standard permet de valoriser votre engagement RSE tout en renforçant la robustesse de vos démarches.

Deux options s’offrent à vous pour présenter vos données RSE sous le format VSME.
- Un portail RSE dynamique, idéal pour une mise à jour régulière et une accessibilité optimale.
- Un rapport RSE traditionnel, plus structuré, pour une communication formelle et approfondie.
Pour se lancer avec le standard VSME : RDV sur notre article de blog dédié
Passez à l’action avec Act For Now !
Notre équipe vous accompagne dans l’élaboration de votre rapport de durabilité, en alignant vos pratiques avec les exigences du standard VSME.
Financement
Nos accompagnements sont accessibles via des financements OPCO.
N’hésitez pas à contacter l’un de nos experts pour plus de renseignements.
Nos experts

- Estelle PLATEAU
- Consultante
Référente RSE

- Charlotte BRIAND
- Fondatrice
Experte RSE
Ex-EcoVadis
